L’argile brute est ce que l’on appelle dans l’industrie des aliments et des fourrages « argile ». Il s’agit de brûler un échantillon à environ 550°C jusqu’à ce qu’il devienne poussière ; les substances inorganiques restantes constituent l’argile brute. Ce terme est presque synonyme de « total d’argile » mentionné dans les pharmacopées.
Dans l’analyse sommaire des nutriments, le cendres grossières, les protéines grossières, les lipides grossiers et les fibres grossières sont considérés comme des indicateurs utiles pour estimer le total des minéraux inorganiques présents dans l’échantillon.
Points clés pour la mesure
Prélèvement des échantillons → Carbonisation pour éviter les éclaboussures → Chauffage dans un four muffle à 550°C (±20°C) jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de particules de carbone (répéter le processus si nécessaire) → Stabilisation de la masse → Calcul. La détermination de la masse stable se fait en fonction du fait que la différence de masse entre deux prélèvements soit inférieure à 0,3 mg (utiliser un pesage de 0,1 mg).
Relation avec le total des cendres
La teneur en cendres grossières est équivalente à la teneur en cendres totale ; il s’agit tous deux de résidus inorganiques obtenus par incinération directe. La différence réside dans le contexte industriel et les normes utilisées (AOAC/alimentation animale contre pharmacopée). En termes numériques, ces valeurs sont généralement proches l’une de l’autre, et l’IRT-A peut être utilisé pour mesurer ces valeurs.